
Confiance en soi : pourquoi les compliments ne suffisent pas à la retrouver

Caro Jestin
Psychopraticienne · Cagnes-sur-Mer
Quand les mots gentils glissent sans laisser de trace
On vous dit que vous êtes capable. Que vous avez de la valeur. Que vous devriez être fier·e de vous. Et pourtant, rien. Les mots arrivent, vous les entendez, peut-être même vous les croyez une seconde… puis ils s'évaporent.
Ce n'est pas de l'ingratitude. Ce n'est pas non plus de la mauvaise volonté. C'est simplement que la confiance en soi ne se construit pas par l'extérieur.
« On ne peut pas remplir un vase qui a un trou dans le fond, aussi souvent qu'on le remplisse. »
Ce que j'observe souvent en consultation, c'est que les personnes qui manquent de confiance en elles ont appris, très tôt, à ne pas se faire confiance. Ce n'est pas un manque d'information sur leurs qualités, c'est une relation à soi-même qui s'est construite autrement.
Ce que les compliments ne touchent pas
Les encouragements agissent en surface. Ils peuvent réchauffer momentanément, mais ils n'atteignent pas :
- Les croyances profondes sur soi-même (« je ne suis pas à la hauteur », « je ne mérite pas »)
- Les schémas émotionnels installés depuis l'enfance
- La voix intérieure critique qui commente chaque action
- Le rapport au corps, à la honte, à la légitimité
Ces couches-là ne s'effacent pas avec un « bravo ». Elles demandent un autre type de travail, plus lent, plus intime, mais aussi plus durable.
La confiance en soi se reconstruit de l'intérieur
Ce que j'accompagne dans ma pratique, c'est ce chemin vers soi. Pas vers une version idéalisée, mais vers une relation plus honnête et plus apaisée avec qui vous êtes vraiment.
La confiance en soi, ce n'est pas l'absence de doutes. C'est la capacité à agir malgré eux, à se connaître suffisamment pour ne pas dépendre du regard des autres pour avancer.
Ce qui peut soutenir cette reconstruction
- Identifier les croyances limitantes, pas pour les effacer, mais pour les reconnaître comme des constructions, pas des vérités absolues.
- Explorer leur origine, souvent, elles ont été utiles à un moment donné. Les comprendre, c'est déjà les désamorcer en partie.
- Réapprendre à s'écouter, sentir ce que l'on ressent, ce que l'on veut, ce que l'on refuse.
- Expérimenter de petites réussites incarnées, pas les grandes performances, mais les micro-moments où vous vous êtes tenu·e debout, à votre façon.
Un exercice pour commencer dès aujourd'hui
Essayez ceci : chaque soir pendant 7 jours, notez une seule chose que vous avez faite dans la journée qui vous a demandé un effort, même minime. Pas ce que vous avez réussi brillamment. Ce que vous avez osé faire, malgré la peur ou le doute.
- Prenez 5 minutes, stylo en main (pas sur téléphone).
- Écrivez la situation en une phrase.
- Puis ajoutez : « Et j'ai quand même… »
- Lisez-le à voix haute, lentement.
Cet exercice ne transforme pas la confiance en une nuit. Mais il commence à déplacer l'attention : de ce qui manque, vers ce qui est déjà là.
Quand consulter une psychopraticienne ?
Il y a des signes qui indiquent qu'un accompagnement peut être utile. Pas parce que quelque chose « ne va pas » en vous, mais parce que certains nœuds sont difficiles à défaire seul·e.
Vous reconnaissez-vous dans ces situations ?
- Vous sabotez régulièrement vos projets ou vos relations sans comprendre pourquoi
- Vous avez besoin de validation constante pour avancer
- Vous vous comparez en permanence et vous sortez toujours perdant·e
- Vous ressentez une honte diffuse, difficile à nommer
- Les compliments vous mettent mal à l'aise plutôt qu'ils ne vous font du bien
Si vous vous retrouvez dans l'une de ces situations, ce n'est pas une faiblesse, c'est une invitation à aller un peu plus loin que ce que vous pouvez faire seul·e.
Dans le cadre de mes consultations à Cagnes-sur-Mer, je vous propose un espace pour explorer ce qui se passe vraiment derrière le manque de confiance. Pas de recette miracle, pas de méthode en cinq étapes, mais un accompagnement attentif, à votre rythme, qui tient compte de votre histoire.
La confiance en soi ne se décrète pas. Elle se reconnaît, doucement, à mesure que vous apprenez à vous connaître.
Si vous souhaitez en parler, je suis disponible pour un premier entretien, sans engagement.
